Donald Trump remporte l’élection présidentielle américaine

État après État, les résultats sont tombés progressivement durant la nuit de mardi à mercredi (heure de Paris). Finalement, Donald Trump devient le 45e président des États-Unis après une campagne caractérisée par de nombreux rebondissements.

Les sondages avaient pourtant donné Hillary Clinton gagnante avec une certaine avance. Les résultats, notamment dans les swing States ont démontré que Donald Trump disposait finalement d’une marge électorale plus importante que prévu pour l’emporter. C’est donc à la surprise de nombreux médias du monde entier, qui prédisaient une victoire de la démocrate, que Donald Trump a remporté la majorité des grands électeurs. Selon la chaîne NBC, Hillary Clinton a téléphoné à Donald Trump dans la nuit pour reconnaître sa défaite.

Une élection qui laissera des traces

Dans tous les cas, du fait de ses rebondissements, cette élection marquera sans aucun doute l’histoire électorale américaine. La campagne apparaît d’ores et déjà comme la plus chère avec près de 3 milliards de dollars selon les estimations de la Commission fédérale électorale. Par ailleurs, elle a été marquée par la personnalité particulièrement clivante de Donald Trump, y compris dans son propre parti. Enfin, le niveau des débats n’a souvent pas dépassé celui de l’entertainment télévisuel.

Ce sont sans doute les limites du pouvoir politique à améliorer la vie quotidienne de nombreux Américains qui expliquent le résultat de cette élection. La classe moyenne a été frappée de plein fouet par la crise économique. Au sein même des minorités décriées par le candidat D. Trump, nombreux sont ceux qui ont voté pour ce dernier, ce sentant eux-mêmes menacés par une immigration dont ils croient qu’elle leur prendrait leur emploi dans un contexte économique difficile.

Des défis qui restent à relever

En dépit de quelques avancées, notamment dans le domaine de la santé, la présidence de Barack Obama a créé des déceptions, aussi bien en interne que s’agissant de la politique étrangère. En interne, les inégalités se sont accentuées en dépit de quelques bons résultats économiques cette année. Par ailleurs, le « rêve américain » consistant à réussir par son propre travail en dépit de l’absence de diplômes commence à être battu en brèche. S’agissant de la politique étrangère, les États-Unis doivent encore relever de nombreux défis, notamment au Moyen Orient avec la nécessité d’une fin de la guerre en Syrie et d’une transition politique, la paix entre Israël et la Palestine ou encore les relations avec la Russie et la Chine. Il est à espérer que le président D. Trump ait une position plus nuancée à l’avenir que celle du candidat qui a joué des coudes pour séduire son électorat. Les réalités de la pratique du pouvoir devraient l’emporter même si, à ce jour, les incertitudes demeurent.

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